Quel est votre parcours ?
Après mes débuts en Auvergne, j’ai poursuivi mes études au CRR de Lyon, puis à la Haute Ecole des Arts du Rhin de Strasbourg où j’ai obtenu une Licence (DNSPM) et le Diplôme d’État. Mon parcours s’est ensuite enrichi en Allemagne, à la Hochschule de Dresde, avec un Master de flûte traversière puis un second Master de musique contemporaine. En parallèle, j’ai toujours développé une activité artistique et pédagogique, en France et en Allemagne.
êtes-vous musicien d’un ensemble ?
Je suis actuellement musicienne au sein du Trio Luz, un ensemble de musique de chambre de trois flûtes traversières engagé dans des projets pédagogiques, des concours internationaux et concerts réguliers. Ce travail collectif nourrit mon exigence musicale, mon écoute et mon rapport à la scène. Il m’apporte une grande liberté artistique et aussi, une réflexion constante sur la transmission. Suivez nous ! Nos prochains projets 2026 sont :un concours en juillet à l’International Ventoux Flute Festival, une tournée de 10 dates en france l’été 2026, et un enregistrement des pièces composées pour le Trio Luz ! (trioluz.com)
Qu’est-ce QUI Vous A CONDUIT VERS VOTRE MÉTIER ACTUEL ?
L’investissement des professeurs au conservatoire et les nombreux projets collectifs auxquels j’ai participé ont été déterminants. Plus précisément, mon stage de troisième aux ateliers des arts a renforcé cette motivation : j’ai pu observer les professeurs répéter ensemble en journée et enseigner ensuite, découvrir la médiathèque, les bureaux administratifs, et toute l’organisation mise en place pour que professeurs et élèves se sentent bien. Voir un peu les coulisses de ce fonctionnement m’a vraiment donné envie de m’engager dans ce métier.
Racontez une anecdote OU un souvenir qui vous a marqué au conservatoire.
Les projets d’orchestre symphonique, notamment l’échange avec l’orchestre jeune de Prague restent très marquants. J’ose enfin avouer que pour le voyage et les concerts à Prague, j’avais presque oublié toutes mes partitions en France. En espérant que Raphaël Brunon, dirigeant l’orchestre à cette époque, ne lise pas cela … Le projet m’a fait prendre conscience de la force du collectif et du pouvoir fédérateur de la musique.
COMMENT DÉCRIVEZ-VOUS L’AMBIANCE OU L’ESPRIT DU CONSERVATOIRE à l’époque où vous y étiez ?
C’était selon moi une ambiance très familiale et bienveillante, un lieu protégé et inclusif où chacun pouvait développer sa personnalité et ses capacités artistiques. Je m’y sentais tellement à ma place que j’y passais toutes mes journées et soirées !
Le conservatoire en 3 mots
Épanouissement – Transmission – Cohésion
Qu’est-ce que cela vous a apporté d’être élève au conservatoire dans votre activité aujourd’hui ?
Étudier aux Ateliers des Arts m’a apporté une solide ouverture culturelle, le sens du collectif et une grande adaptabilité. Cela m’a appris à m’inscrire dans des projets très variés, à développer des réflexes d’écoute des autres musiciens, à travailler sans partition et à m’engager pleinement dans chaque expérience artistique. Mes années au Puy m’ont permis d’acquérir une souplesse et une réactivité précieuses dans mes collaborations professionnelles future.
Quel est le meilleur conseil que vous avez reçu au conservatoire ?
Le conseil qui m’a le plus marquée au conservatoire est en réalité né de ma réflexion sur mon parcours et de mon départ du Puy… On m’a encouragée à ne pas me limiter géographiquement et à continuer à aller à la rencontre de la musique sous toutes ses formes : pratiquer, écouter, assister à des concerts, rencontrer des professionnels … pour mieux revenir ! Ce conseil m’a profondément marquée, car il m’a appris que pour progresser et élargir mes connaissances, il faut rester curieuse et ouverte, et nourrir son parcours musical en allant chercher des expériences nouvelles.
Quels sont vos goûts artistiques aujourd’hui ?
J’ai des goûts très éclectiques : de l’opéra au rap, de la musique symphonique au hard rock en passant par le jazz, et surtout les esthétiques contemporaines. Je vais voir en concert des artistes émergents, locaux, car la création actuelle et les projets novateurs m’inspirent particulièrement.
Un conseil pour nos élèves ou nos futurs élèves ?
Ne pas avoir peur du ridicule, oser essayer et dire oui à un maximum d’expériences artistiques. La curiosité et l’engagement sont essentiels pour se construire artistiquement et humainement.