Quel est votre parcours ?

Après mon Baccalauréat, j’ai effectué une licence de Musicologie à l’Université Jean Monnet à St Etienne. Tout en validant mon DEM au conservatoire du Puy. Puis je suis partie à Lyon pour passer mon DE en Musiques Traditionnelles au CEFEDEM AuRA. En parallèle de mes études supérieur à Lyon, j’ai commencé à donner des cours d’accordéon diatonique dans le Puy-de-Dôme, notamment au conservatoire de Clermont et au sein du SIAMU (Syndicat Intercommunal d’animations musicales en Livradois-Forez) puis ensuite dans le Cantal.

êtes-vous musicienNE d’un ensemble ?

J’ai toujours été très impliquée dans le milieu associatif. J’ai fait partie pendant longtemps d’un groupe nommé «Natchipoÿ» nous jouions un double répertoire, de la musique traditionnelle du Massif Central et de la musique renaissance. J’ai pu voyager grâce à ce groupe car nous avons eu des occasions de jeu très diverses : des bals trad’, fêtes renaissance, fêtes de villages, mariages, etc. C’était vraiment super, très enrichissants musicalement et humainement. Aujourd’hui je m’occupe d’un groupe renaissance «Los Trevaires» issu de l’association LA MEITAT dont je suis présidente. Cette association a pour but de promouvoir la musique traditionnelle et la musique renaissance.

Qu’est-ce QUI Vous A CONDUIT VERS VOTRE MÉTIER ACTUEL ?

J’ai longtemps hésité entre professeure des écoles ou professeur de musique. Mais après mon Bac c’était une évidence, il fallait que je me lance dans la musique tellement je passais du temps au conservatoire à cette époque. Je prenais des cours d’accordéon diatonique, de gralla catalane et de percussions et je participais à plusieurs pratiques collectives. Je ne me voyais pas faire autre chose, tout simplement. J’avais envie de transmettre aux autres les musiques traditionnelles, d’apprendre aux autres à jouer de cet instrument que j’ai toujours eu entre les mains depuis mes 5 ans ! J’avais l’envie et la patience. Mes parents n’ont pas eu peur que je me lance dans ce métier, ils m’ont fait confiance et m’ont toujours encouragée.

Racontez une anecdote OU un souvenir qui vous a marqué au conservatoire.

Je me souviens de l’enregistrement en studio que nous avons réalisé pour les 20 ans de l’ENMD ! Un CD a été réalisé. Nous étions au studio Factory à Clermont-Ferrand. J’y ai participé avec l’ensemble d’accordéons diatoniques et de clarinettes encadré par Yves Becouze et Alain Brunon, et également avec la Zicatouva encadrée par Pascal Bertrand. C’était une expérience incroyable ! Première fois pour moi dans un studio d’enregistrement, avec le stress et l’excitation que cela comporte. Il y avait une très bonne ambiance. J’en garde un bon souvenir, très formateur.

COMMENT DÉCRIVEZ-VOUS L’AMBIANCE OU L’ESPRIT DU CONSERVATOIRE à l’époque où vous y étiez ?

Je suis arrivée au sein de l’ENMD au moment où Yves Becouze a intégré l’équipe enseignante, le moment donc où les musiques traditionnelles sont entrées au sein des écoles de musique. J’ai le souvenir que nous avons participé à beaucoup de projets très vite, pour s’intégrer à l’école de musique. Cela a continué tout au long de mon parcours au sein du conservatoire. Je me souviens également que nous avons dû suivre des cours de FM comme les autres élèves de l’école. Nous étions nous les «trad» déjà plus grand en âge que les jeunes élèves des classes d’instruments classiques, que nous trouvions déjà tellement fort en lecture notamment ! Malgré ces différences de niveaux il y a toujours eu une bonne ambiance.

Le conservatoire en 3 mots

Bienveillance, projets, ouverture musicale.

Qu’est-ce que cela vous a apporté d’être élève au conservatoire dans votre activité aujourd’hui ?

Cela m’a montré ma voie ! J’y ai beaucoup appris en tant qu’élève en musiques traditionnelles et j’ai beaucoup appris des nombreux projets réalisés entre les classes, l’ouverture musicale que cela apporte.

Quel est le meilleur conseil que vous avez reçu au conservatoire ?

De croire en soi. Je remercie Yves Becouze et Pascal Bertrand d’avoir crus en moi en premier.

Quels sont vos goûts artistiques aujourd’hui ?

J’écoute des choses très variées, pas uniquement des musiques traditionnelles !

Un conseil pour nos élèves ou nos futurs élèves ?

Je leur dirai d’être curieux et de profiter au maximum de leurs années au conservatoire, car nous avons beaucoup de chance d’être dans cet établissement !