Quel est votre parcours ?

J’ai commencé l’accordéon à l’ENM du Puy, puis à 15 ans, je suis entré au CRR de Lyon et en classe F11 pour y passer mon prix et mon Bac. J’ai poursuivi à Paris avec Max Bonnay et en même temps obtenu mon DE au Cefedem de Lyon. J’ai très vite enseigné tout en jouant avec différents ensembles (plusieurs groupes de tango, d’electro tango, orchestre d’Avignon, orchestre d’Auvergne, E.O.C, etc).

êtes-vous musicien d’un ensemble ?

Je joue dans l’ensemble Otono Porteno Quartet. Nous jouons du tango traditionnel et contemporain. Nous avons fais de nombreux concerts en France et en Europe. Je joue également dans différents orchestres comme tuttiste ou soliste, dernièrement avec l’EOC dirigé par B.Mantovani.

Qu’est-ce QUI VA A CONDUIT VERS VOTRE MÉTIER ACTUEL ?

La musique est une joie profonde pour moi depuis que je suis enfant. J’ai choisi d’en faire parce que cela me fascinait, pas pour la scène ou pour jouer avec d’autres, juste pour la musique elle-même. De fil en aiguille j’ai rencontré des gens formidables qui m’ont fait aimer et comprendre la musique et l’importance de l’enseigner.

Racontez une anecdote OU un souvenir qui vous a marqué au conservatoire.

Petit, je faisais parti de la société des accordéonistes (ensemble d’accordéon de l’ENM du Puy), Il y avait quelques camarades de mon âge. Lorsque les répétitions étaient finies au premier étage, nous descendions le long du grand escalier et jouions au foot avec un paquet de mouchoir ou une petite balle dans le hall le temps que les adultes descendent. Il n’y avait personne, c’était le soir tard. Nous avions l’impression d’être seul et que l’école nous appartenait. J’adorais ça.

COMMENT DÉCRIVEZ-VOUS L’AMBIANCE OU L’ESPRIT DU CONSERVATOIRE à l’époque où vous y étiez ?

C’était une école très sérieuse où professeurs et élèves cherchaient à faire très bien les choses. C’était aussi impressionnant voire intimidant lorsqu’on était petit, ne serait ce que le hall d’entrée. Il y avait de la convivialité et la passion de la musique.

Le conservatoire en 3 mots

C’est toute ma vie. Littéralement puisque j’y suis depuis 40 ans…

Qu’est-ce que cela vous a apporté d’être élève au conservatoire dans votre activité aujourd’hui ?

Ça a été un lieu d’apprentissages solides et sûrs. Grâce à cela j’ai pu continuer dans de plus grands conservatoires. J’y ai appris la rigueur, le plaisir de jouer, le partage de cette passion avec les autres. !

Quel est le meilleur conseil que vous avez reçu au conservatoire ?

Je n’ai pas de souvenirs de quelque chose de précis, beaucoup de conseils ont été formateurs, mais globalement de mettre ses sentiments au service de l’interprétation ou de la création.

Quels sont vos goûts artistiques aujourd’hui ?

Pour faire un inventaire à la Prevert : The chairman Dances de J.Adams, Tears For Fears, Stabat Mater de Poulenc, Sting, Duruflé, Concerto pour orchestre de Bartok, Piazzolla, Saint Saens, lockwood, Rachmaninov, Troilo, Bach, Van Halen, Gluck, Lundquist, Bashung, Mendelssohn, Avishai Cohen, Yes, Divine Comedy, Bruckner, E.Fitgerald, U2, Stravinsky, Pugliese, Earth wind and Fire, Borodine, Maceo Parker, Chants grégoriens, concertos pour piano de Mozart, N.Simone, Dvorak, Coldplay, Schubert, Nougaro, Tomas Thalis, Marvin Gaye, Arvo Pärt,……

Un conseil pour nos élèves ou nos futurs élèves ?

Ecoutez, jouez, créez, partagez. La musique, c’est construire du beau ensemble, je ne connais rien de mieux.

Hervé Esquis enfant